Retour sur le colloque annuel du Master 2 - mars 2026

Le colloque annuel du Master 2 s’est tenu le 18 mars 2026 dans l’auditorium du 87 rue Notre-Dame des champs.

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Le thème choisi cette année par les étudiants était : Juger l’inhumain : la figure du monstre criminel.

Après quelques mots d’accueil de la directrice du Master 2, le Professeur Cécile Pérès, le colloque a été introduit par les deux étudiantes assurant la co-présidence de l’association des étudiants pour l’année 2025-2026 :  Sawsan EL HAMMOUSSI et Candice Lalande

Le sujet choisi cette année s’inscrivait parfaitement dans le cadre des axes Master 2 Communication et sociologie du droit et de la justice.

C’est en effet une démarche pluridisciplinaire entre droit, justice médias et société, que les étudiants nous ont invités à emprunter, en interrogeant nos catégories, nos peurs et nos représentations. Car juger l’inhumain, c’est d’abord tenter de le nommer, de le comprendre, et peut-être de le circonscrire.

La première table ronde nous a menés au-delà du seul champ juridique. Grâce aux regards croisés de l’histoire du droit, de l’épistémologie, de la philosophie et de l’anthropologie, il s’est agi d’explorer la construction de cette figure du « monstre » et d’en décrypter les usages et les significations dans les discours en matière criminelle. 

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La deuxième table ronde nous a ramenés au cœur de la pratique judiciaire. 
Magistrats et avocats y ont interrogé les enjeux concrets de juger celui que l’on désigne comme « inhumain » : comment le droit appréhende-t-il l’excès, l’horreur, l’indicible ? Le procès s’en trouve-t-il modifié ? S’habitue-t-on, à la faveur de la pratique professionnelle, à être confronté au monstrueux ? Quels outils le droit met-il à la disposition du juge pour lui permettre d’appréhender techniquement une situation relevant pour le profane du monstrueux ? Où situer, en tant que professionnel du droit pénal, la frontière entre la criminalité ordinaire et l’inhumanité ? Comment rendre véritablement justice lorsque le cœur se soulève et que l’abomination surgit ? Et puis, la justice ordinaire suffit-elle ou doit-elle, comme on le dit de plus en plus, compter sur le relais nécessaire, dans certains cas, de la justice restaurative qui ambitionne non pas de sanctionner des faits répondant à une qualification pénale mais de réparer la victime envisagée dans la globalité de sa personne ? 

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Enfin, la troisième table ronde a ouvert la réflexion à l’espace public. 
Journalistes et écrivains y ont analysé la manière dont les médias et la société façonnent, relaient ou transforment cette figure du monstre criminel. 
La question de la parole de l’avocat auprès des médias a également été abordée : face à des actes monstrueux, l’avocat de la défense sollicité par des médias doit-il parler ? Doit-il écrire ? Et éventuellement tenter de convaincre autre version que celle qui s’est imposée dans la société ? Enfin, les débats ont fait place à la parole des victimes. 

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Tout au long de ce colloque, nous avons ainsi tenté de mieux comprendre ce que juger l’inhumain révèle, non seulement du droit et de la justice, mais aussi peut-être de nous-mêmes.

Le colloque a remporté un vif succès et l’événement affichait complet.

Le Master 2 et sa directrice remerciement très chaleureusement l’ensemble des intervenants ainsi que les partenaires du diplôme.

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